Un chemin, une pause

Un chemin, une pause

Tu sais ma muse, depuis que je suis né, j’ai l’impression de marcher sur un immense sentier, au milieu de la foule. Je ne sais pas vraiment où je vais. J’ai l’impression que les gens non plus ne savent pas ou ils vont. La plupart des gens me croisent, m’ignorent, et moi-même je les ignore. Parfois il y a des gens qui se mettent à marcher à mes cotés. Ils se rapprochent, s’éloignent, et parfois, ils s’éloignent si loin que je ne je ne les revois plus jamais. Il m’est arrivé de rencontrer des gens, avec qui j’avais envie de faire une pause et de partager mon pain. Alors on s’arrête sur le coté de la route, et on casse la croute, en regardant les gens marcher.

 

Parfois je suis fatigué de marcher ma muse. Fatigué de regarder la route derrière moi. Fatigué de voir la route devant moi. Fatigué de voir le chemin qui me reste à parcourir. Pour aller ou ????

 

Quand je m’arrête de marcher, je suis dans l’instant présent, l’espace d’un instant. Je ne regarde plus ma montre, je ne regarde pas les heures qui passe. Ce qui a de l’importance, c’est ce qui se passe ici et maintenant. Le temps se fige. C’est comme si le temps n’existait plus. J’oublie la ou je vais car ça n’a aucune importance. Ces pauses la, elles sont intemporelles, elles ne durent seulement l’espace d’un instant et pourtant elles sont infinies. Plus rien d’autre n’a de l’importance. Je voudrais que ma vie ne soit qu’une longue pause. Mais quand je dis ça je suis déjà en train de marcher car je visualise mon chemin.

 

Ca faisait longtemps que je marchais ma muse, et puis je t’ai aperçu qui marchait. Et puis on a parlé… Et il s’est passé quelque chose, en dehors de l’espace et du temps. Sans m’en rendre compte, je me suis arrêté. En regardant dans tes yeux, le temps s’est figé. Je me suis senti tellement bien, vivant, j’ai oublié mon chemin, je me suis sentis heureux, ici et maintenant. J’ai vécu une pause. J’en viens à ma question ma muse :

 

Est-ce que toi aussi tu l’as vécu cette pause ? Est-ce que tu voudrais continuer un peu à casser la croute avec moi, la sur le coté de la route, à regarder les gens marcher ?

SC

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :